Partager l'article ! LES ENFANTS & LA GUERRE: Les éternelles victimes innocentes … Par : Massinissa BENLAKEHAL ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Les éternelles victimes innocentes …
Par : Massinissa BENLAKEHAL
Des milliers d’enfants se retrouvent victimes de conflits générés par les politiques.
Ils se retrouvé tétanisés, prisonniers de restes d’immeubles tombés, de la maison familiale en flammes ou en ruines.
Les larmes, la peur et l’effroi sont le seul allié qui les accompagne de suite, pour ne pas dire, qui les accompagnera toute leur vie, pour la majorité d’entre eux, dont le sommeil profond avait été dérangé. Eux, innocents comme tout, se verront obligés de porter ce fardeau «qu’est le souvenir effarant de ces conflits dans lequel ils sont constamment pris au piège».
Ils sont terrorisés, laissés à l’abandon, à la soif, affamés pour certains, et déplacés pour d’autres, loin de leurs parents et proches, sans aucun secours, seuls à leurs sorts. Et par-dessus tout, ils sont les victimes des querelles politiques, de conflits et guerres auxquelles ils n’ont point adhérés et dont ils sont tout simplement innocents.
Ce sont là le genre d’images qui choquent, qu’on n’aimerait jamais voir, ce n’est d’ailleurs pas une image facile, de toute évidence. Mais la réalité est bel et bien là, présente et inéluctable. Des traces indélébiles laissant l’humain se réconcilier, peut-être avec son époque.
Le plus dur, dans ces situations, étant d’affronter le regard de cet enfant allongé sur les débris de sa maison, blessé de toute part, de la difficulté à poser son regard sur ce corps effroyablement mutilé ou de celle à trouver les mots pouvant apaiser les souffrance de cet innocent meurtri de ses frères « humains », du moins qu’il puisse résister dans l’attente d’un secours quelconque.
Et pis, alors que les grands de ce monde tentent de se convaincre au tour d’une table ronde aux Nations Unies, les bombardements, eux, ne cessent pas. Au contraire, ils se multiplient un peu plus à chaque mot dit lors de ces réunions, et le nombre de victimes en particulier d’enfants blessés et d’autres morts s’accroît et se comptent par centaines quotidiennement,
Selon l'Unicef et Human Rights Watch, depuis 1990, plus de deux millions d'enfants sont morts, victimes des guerres, plus de six millions ont été blessés,
Un rapport publié par les Nations Unies fait le point sur les conséquences des conflits sur les enfants. Lequel indique que « Malgré des avancées, ils sont de plus en plus victimes de diverses formes de violences ». Pour sa part Ann M. Veneman, directrice générale de l’Unicef, avait expliqué, suite à ce rapport que « Les enfants qui vivent dans des situations de conflit sont de plus en plus menacés. Ils ne sont plus seulement pris entre deux feux. Ils sont de plus en plus souvent la cible délibérée de la violence, des mauvais traitements et de l’exploitation, et sont victimes des innombrables groupes armés qui s’attaquent aux civils ». (*) (Source : Afrik.com)
LES ENFANTS SOLDATS
Il n’y a pas que des enfants victimes de bombardements ou de conflits, mais la réalité est tout autre chose. Une autre catégorie d’enfants existe. On les surnomme : Les enfants-soldats, en Afrique, aux Philippines, ou ailleurs dans le monde. Ils sont nombreux à prendre les armes, souvent obligés conséquence des conflits internes qui subsistent encore dans plusieurs pays.
Et bien que les textes internationaux ne cessent de pleuvoir, le chiffre indiquant le nombre
d’enfants-soldats, lui ne varie pas. Il est recensé plus de 300 000 enfants-soldats qui sont toujours en activité dans le monde.
Ces enfants, parfois âgés de 13 ou 14 ans, ou encore moins sont enrôlés dans des forces gouvernementales ou des groupes de rebelles. «De nombreux enfants rejoignent les forces armées à cause de
pressions économiques et sociales ou parce qu'ils pensent que le groupe leur offrira nourriture et sécurité», note l'ONG américaine Human rights watch. Une fois embrigadés, ils sont envoyés au
combat, utilisés comme espions, esclaves domestiques ou tout simplement : comme bombes humaines.
C'est à la fois aux gouvernements et aux sociétés principalement, par la suite, aux familles et aux individus (ceux qui le peuvent) qu'il incombe de protéger les enfants contre les mauvais. Ainsi dit, l’enfance se retrouve terrassée par des conflits engendrés par les grandes personnes, en l’occurrence « Nous, les mauvais, sommes-nous tentés de dire », chose dont ils ne sont nullement coupables.
Massinissa BENLAKEHAL
Journaliste - Reporter